Comment j'ai innové #13 Cécile Flament, fondatrice de Tribee

Cécile Flament est la fondatrice associée de la société Tribee, une start-up innovante dont la mission est de rendre la récolte de fond entre salariés d’une même entreprise plus facile. Dans ce podcast, Cécile nous dévoile son parcours, comment lui est venu l’idée de Tribee et son concept, le processus de financement, les obstacles qu’elle à rencontrée et bien plus encore…

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Olivier : Comment transformer une idée en projet ? Comment transformer un projet en produit ? Comment transformer un produit en succès ? Voilà les 3 questions auxquelles une entreprise doit répondre si elle veut réussir à innover sur son marché. Bienvenue sur comment j’ai innové, le podcast de l’agence d’innovation Markopolo qui est dédiée à l’innovation et à ceux qui la font. Je suis Olivier sauvage et aujourd’hui, j’ai le plaisir d’accueillir sur cet épisode Cécile Flament qui est la fondatrice associée de la société Tribee, une start-up innovante dont la mission est de rendre la récolte de fond entre salariés d’une même entreprise plus facile. Comment est-elle parvenue à monter son projet ? Comment a-t-elle réussi à le transformer en entreprise ? Comment a-t-elle trouvé ses premiers clients ? On répond tout de suite à toutes ces questions dans comment j’ai innové l’épisode 12. Bonjour Cécile !

 

Cécile : Bonjour Olivier !

 

Olivier : Si tu veux bien, pour démarrer, tu vas nous expliquer le concept original et innovant de Tribee. Je vais te laisser te présenter et puis nous dire aussi peut être un petit peu d’où tu viens qu’on comprenne un peu le cheminement qui t’a poussé à devenir entrepreneuse et a créé.

 

Cécile : Alors j’ai 45 ans, j’ai 2 enfants, je suis originaire du Pas-de-Calais, j’ai fait mes études à Lille et moi j’ai tout un parcours dans les ressources humaines. J’ai passé les 10 dernières années chez Subrenat qui fait la conception de textiles techniques en tant que DRH, et en fait, j’ai eu la chance dans cette société à chaque fois d’avoir des missions différentes tous les ans. Durant les 3 dernières années, ils m’ont confié la responsabilité de DO Derme. On a repris une marque, on a repris les équipes et ils m’ont dit : « Voilà, maintenant, tu la développes avec les équipes et tu en fais ce que tu veux ». DO Derme était une marque de vêtements à base de fils d’argent petit bactérien pour apaiser les peaux sensibles des personnes qui avaient de l’eczéma, donc un marché de niche, un marché pas simple mais passionnant. Ça m’a donné confiance d’être entrepreneurs. C’est une vraie chance pour apprendre, se tromper, recommencer, et pas toute seule, bien entouré. C’est ça qui m’a donné confiance et du coup, je me suis dit : « Allez, j’ai 43 ans, si je ne me lance pas en entrepreneuriat maintenant, je ne le ferai jamais ». Je me suis dit bon allez go, on est parti, avec un petit moment de doute sur la sécurité, mais après, on lève les doutes et puis on se dit : « Allez, on y va ! »  

 

Olivier :  D’accord et entreprendre, c’était une envie qui était déjà ancré en toi depuis un certain temps ? 

 

Cécile : Alors, non, je te promets que tu m’aurais dit il y a 5 ans que j’allais créer ma boîte et devenir entrepreneur, j’aurais dit : « Non non non ». Je ne me voyais pas, je n’étais pas projetée comme ça. J’adore être en dehors de ma zone de confort, j’adore apprendre tout le temps, j’adore me dire que je suis en bas de la montagne, mais que ce n’est pas grave parce que je vais y arriver. J’adore m’entourer et aller chercher les bonnes personnes. En réalité, c’est plus l’idée de Tribee où je pensais réellement qu’il y avait quelque chose à faire et j’avais aussi envie d’avoir encore plus de sens dans mon métier, donc c’est ça qui m’a donné envie de dire « Let’s go, j’y vais ».

 

Olivier : D’accord, alors justement, on va en parler de Tribee, peut-être avant d’expliquer ce que c’est, j’ai envie de te demander ce qui t’a amené vers ce chemin, vers cette création de société, comment germer l’idée ? 

 

Cécile : En fait, c’est venu lors de l’anniversaire de mes 2 enfants Joe et Charlie qui invitaient pour leurs anniversaires une dizaine de copains tous les ans. Ils recevaient 3 ballons de foot, 4 BD et je savais qu’ils ne les liraient jamais. Je trouvais qu’il y avait énormément d’argent dépensé pour des cadeaux qui restaient dans les placards. On a aussi des enfants qui sont de plus en plus sensibilisés à l’écologie, à l’environnement, qui ont envie d’agir à leur échelle, mais qui ne savent pas comment faire. De ces 2 constats, est née l’idée justement de créer une cagnotte pour les enfants où à la fin, ils peuvent avec la somme récoltée acheter le cadeau dont ils rêvent depuis longtemps et diriger une partie de la somme vers l’association qui les touchent le plus. Ce qui a été génial, c’est que ça a été fait avec eux, tu vois, c’est aussi quelque chose que j’ai pu partager avec mes enfants et puis avec d’autres enfants. On a trouvé les associations pour sauver les pandas Rous, les chimpanzés, les abeilles, pour aider les enfants les plus démunis comme tout à l’école, comme Laurette Fugain, c’est que du bonheur ou pour aussi ramasser les déchets. C’est une super belle aventure qui a été lancé sur le site tribune.fr le 20 septembre 2020.

 

Olivier : D’accord, tu as devancé ma question suivante, mais on va revenir peut-être un petit peu sur la gestation de l’idée. Une cagnotte d’accord, mais il y a déjà beaucoup de sites de cagnottes en ligne. Tu l’as dit toi-même, il y a une petite différence déjà qui est au niveau du reversement de la cagnotte vers des associations et c’est intéressant ça. Pourquoi avoir tout de suite mis ça dans le concept d’une entreprise, c’est plutôt rare ? Il n’y a pas beaucoup d’entreprises qui décident dès le début de reverser une partie de l’argent qu’elle génère vers des associations, il y a une raison particulière ? 

 

Cécile : Oui, ça venait des enfants, on a souvent envie de donner, on a souvent envie d’aider puisqu’on a quand même de la chance, tu vois quand ils reçoivent des cadeaux et tout, et en fait à chaque fois, je me disais : « Mais il y a tellement d’associations, il y a tellement de causes, on ne sait pas souvent à qui donner et puis surtout à quoi va servir le don ». Donc, là, c’était aussi l’idée de choisir peu d’associations, tu vois, il y en a 9 en tout, je ne voulais pas être un catalogue d’association. Là, je sais exactement à quoi va servir mon don et je vais pouvoir échanger sur ces sujets-là avec mes enfants et avoir des nouvelles de l’association. Ce n’est pas simplement : « Voilà, j’ai donné une fois puis on en parle plus », derrière Joe et Charlie peuvent savoir que par exemple l’association de tout à l’école ils parrainent une petite fille au Cambodge et ils reçoivent des dessins, ils communiquent avec elle. L’idée, c’était aussi de sensibiliser justement nos enfants et notre consommation plus responsable, et les sensibiliser aussi à être plus solidaire, à pouvoir partager en disant : « Moi, j’ai un super gros cadeau et puis en plus, je vais donner une partie à une cause qui me touche ». Ça, c’est fait hyper naturellement et l’idée de la cagnotte et de l’association, c’est vrai que c’est venu en même temps. Autant à la fois être heureux d’avoir le cadeau qu’on voulait et être hyper fière aussi d’agir pour une cause qui nous tient à cœur. Tout le monde est heureux finalement.

 

Olivier : L’altruisme, c’est quelque chose que tu portes en toi ? Tu es quelqu’un qui donne déjà spontanément comme ça des associations ?

 

Cécile : Alors oui, mais pas de manière régulière. C’est vraiment venu des enfants au départ et maintenant, on en parlera après, mais de se dire que finalement ça peut intéresser tout le monde de se sentir utile et de pouvoir aussi aider pour une belle cause.

 

Olivier : D’accord et donc alors comment ça s’est passé le passage de la vie de salariés à la vie d’entrepreneuse ? Tu es parti en ayant l’idée, en ayant l’envie de créer l’entreprise et tu as quitté ton poste ? Ou alors tu as longtemps mûri le projet dans ta tête et puis un jour, tu t’es dit : « Bon allez ça y est, je me lance » ? Comment ça, c’est comment ça s’est passé ? 

 

Cécile : Alors j’ai longtemps mûri surtout que j’étais bien, c’est une super boîte, j’ai été super bien, j’adorais ce que je faisais, j’adorais l’équipe. Je ne suis pas parti parce que je n’étais pas forcément bien, c’était loin d’être le cas. J’ai vraiment mûri l’idée puis j’en ai beaucoup parlé autour de moi pour tester l’idée, tester le projet, avoir des retours. J’ai aussi pas mal discuté avec beaucoup d’entrepreneurs.

 

Olivier : Tu fréquentais déjà un petit peu ce monde-là où c’est l’occasion qui a fait le larron, tu as rencontré des entrepreneurs parce que tu en cherchais ?

 

Cécile : Alors les 2, il y a mon mari qui fait partie d’une start-up qui s’appelle Picto Access, j’ai rencontré l’équipe et le fondateur qui m’a énormément aidé sur tout le parcours d’entrepreneur. Cela étant, je suis allé en chercher d’autres pour justement avoir vraiment un regard extérieur. Au départ, je t’avoue que j’avais imaginé faire moitié-moitié tu as toujours l’idée où tu te dis : « Je vais jouer un peu la sécurité encore, je vais faire 3 jours en tant que salariés et puis ils m’ont tous dit : « Mais n’importe quoi, si tu y crois, tu y vas à fond et tu ne fais pas les choses à moitié et ils avaient raison. Ce sont ces conseils-là qui m’ont bien aidé dès le départ. Puis après, à partir du moment où l’idée a été prise, je me suis dit : « À la rentrée, j’en parle à mon patron ». Je voulais que lui et moi, on est le temps de mûrir, de trouver mon remplaçant, de faire ça bien. Je suis parti et j’avais dit : « Je commence l’année janvier 2020 directement sur le projet », bon après il y a le confinement en mars 2020 donc ce n’était peut-être pas l’année où il fallait se lancer et encore, je te dis ça, mais ça a créé d’autres opportunités, ça fait réfléchir autrement. 

 

Olivier : De toute façon, je pense que tout entrepreneur sait qu’il n’y a pas forcément de bons moments pour démarrer, ni de moment que de toute façon. Il faut démarrer un jour ou l’autre de toute façon, il arrive toujours une catastrophe au moment où l’on démarre donc ce n’est pas très grave. Une catastrophe de cette ampleur, c’est plutôt rare. Donc, du coup, tu démarres en janvier 2020, mais comment s’est mis en place justement tout ce processus de création ? Parce que tu t’es lancé quand même dans un projet qui est très fortement teinté de numérique, est ce que c’est déjà un domaine où tu étais à l’aise ou tu as dû tout apprendre ?

 

Cécile : J’ai dû énormément apprendre et j’ai eu la chance à la fois de tomber sur un freelance qui était génial, avec qui on faisait des points régulièrement, avec qui on a développé l’application de la cagnotte. Il était hyper force de proposition. Je suis tombé sur les bonnes personnes rapidement et j’avais un ami qui maintenant est devenu associé. Il avait un peu plus de temps parce qu’il est en fait réalisateur de films publicitaires, donc sa société, avec le confinement il se passait moins de choses et du coup, il m’a dit : « Écoute, j’ai du temps, je vais t’aider » et c’est lui qui a fait tout l’univers graphique, qui a fait toute la partie créa. Anciennement, il avait aussi une entreprise où il créait des sites internet. En fait, j’ai eu la chance d’être bien entouré dès le départ avec des experts. J’ai été bien conseillée, j’ai pris le temps de faire les choses dans l’ordre de la meilleure manière possible. 

 

Olivier : c’est important d’être bien entouré selon toi ?

 

Cécile : C’est primordial parce que sinon j’aurais fait un nombre d’erreurs, j’aurais encore perdu plus de temps. Alors tu apprends des erreurs, c’est toujours hyper riche et tout. Et puis ça donne une dynamique, ça permet d’aller plus loin, de réfléchir autrement, d’avoir d’autres idées, de penser à d’autres choses. C’est essentiel dès le départ de ne pas être toute seule et de vraiment travailler en équipe, puis d’aller chercher les compétences qu’on n’a pas surtout. 

 

Olivier : Ça s’est passé comment au niveau financement, tu es partie sur des fonds propres ou tu as cherché des investisseurs ?

 

Cécile : En fait au départ, je suis parti sur des fonds propres. Quand j’étais actionnaire chez Subrona et donc j’ai revendu mes parts en partant et c’est là que je m’étais dit en plus que je remets de l’argent que j’ai gagné grâce au monde de l’entreprise. Je trouvais ça logique de le ré investir aussi dans Tribee et puis potentiellement après pour embaucher et aller plus loin. Mais après, au départ, j’étais parti, tu vois sur les cagnottes enfant B to C, je n’avais pas conscience de la dimension après budget qu’il fallait des coûts énormes en communication. Je n’aurais pas pu toute façon avec mes fonds propres aller très loin donc du coup, c’est vrai que c’est pour ça aussi qu’on a pivoté et que maintenant, on lève des fonds parce qu’il n’y a pas de Secret, il faut des moyens quand on veut investir, il faut pouvoir aller vite, il faut pouvoir recruter, il faut pouvoir s’entourer. À un moment, oui, il faut aller chercher des fonds et donc là, c’est ce qu’on est en train de faire, ça y est là, on attend la dernière réponse de notre BA le 3 décembre, il nous a dit que normalement il n’y a pas de souci, donc on fêtera ça le 24. 

 

Olivier : C’est une très bonne nouvelle et ça va être un Noël très sympa du coup.

 

Cécile : Je pense que oui, carrément !

 

Olivier : Alors comment ça s’est passé justement au démarrage de l’entreprise donc tu démarres en petit comité avec une petite équipe et tu disais que t’étais passé du B to B au B to B to C. Est ce que tu peux nous expliquer un peu pourquoi ?

 

Cécile : Alors tu as le confinement, pas de fêtes d’enfants, tu réfléchis un peu autrement, tu prends du recul. J’ai contacté Nature & Découvertes pour un partenariat parce que j’ai trouvé qu’on avait des valeurs communes. Et en fait quand je les ai appelés tout de suite, ils m’ont dit : « Mais votre cagnotte, c’est canon et moi, je la veux pour moi, je la veux pour notre site e-commerce ». « On veut proposer des nouvelles expériences et des nouveaux services à nos clients, on peut plus vendre que des produits aujourd’hui et on veut aussi communiquer sur tout ce qu’on fait pour nos associations ». Ils ont une fondation, ils font plein de choses et ils disent : « Aujourd’hui tout le monde ne le sait pas forcément donc ça serait l’occasion de valoriser en fait ce qu’on fait pour les associations et de pouvoir proposer un nouveau service à tous nos clients aussi bien adultes que enfants avec toujours ce système de cagnotte de 90 % cadeau et de 10 % pour les associations ». Et cependant, ils m’ont dit : « Nous, c’est une marque blanche, on la veut à nos couleurs, on veut notre logo, on veut nos associations ». Ça m’a fait réfléchir et on a contacté 2 entreprises et on s’est rendu compte que c’était tout ce que les entreprises recherchaient aujourd’hui. Elles lancent toutes des Marketplace, toutes des services, elles font plein de choses pour les associations. Du coup, on a développé une nouvelle plateforme en marque grise, c’est le nom de l’entreprise by Tribee et on est passé de SARL en SAS. J’étais la seule associée maintenant, on est 3 associés. Là, on est en train de commencer à recruter et il y a la levée de fonds pour aller beaucoup plus vite plus loin parce qu’on veut aller chercher tous les grands du e-commerce et là, on est bien avancé donc, non, c’est une belle aventure, enfin non, c’est une poursuite de l’aventure.

 

Olivier : Alors je suis curieux, mais ce n’est pas un peu difficile d’aller voir dès le début des marques comme nature & découvertes ou des grandes marques connues ? C’étaient des gens que tu connaissais ou alors tu es parti spontanément à l’assaut de ce manche-là ?

 

Cécile :  En fait, tu te rends compte que quand ton projet, tu l’as dans les tripes quand tu y crois à fond, tu as une audace que tu n’aurais jamais eu avant et c’est marrant que tu me dis ça parce que je ne me suis même pas posé la question. Je raconte toujours l’histoire parce que pour moi, j’y tiens beaucoup et puis Tribee enfant existe et continuera d’exister, tu vois. Tu rentres aussi parce que tout le monde a des enfants, tout le monde se sent concerné, tout le monde a envie d’aider à son échelle, tout le monde a envie d’avoir un beau cadeau autour des fêtes. Quand tu dis qu’en fait, tu as envie d’agir pour un monde meilleur autour des moments festifs, les gens te répondent. Après, quelquefois, il faut insister un peu, j’avoue que quelques fois, j’ai harcelé, mais ils ont fini par répondre. Tu as raison parce qu’on vise quand même des grosses entreprises et après ça aide aussi, on a le réseau, tu vois, j’ai 45 ans aujourd’hui. C’est une chance d’avoir un peu plus d’expérience de connaître un peu de monde et donc du coup, tu connais toujours quelqu’un qui connaît quelqu’un qui te met en relation et qui te permet de rencontrer plus facilement la bonne personne.

 

Olivier : Est-ce que tu penses que le fait d’être en région ça simplifiait justement l’accès à ce réseau parce que moi qui suis un ancien parisien, à Paris c’est toujours très difficile de rencontrer les gens et c’est vrai que depuis que je suis dans le nord je me rends compte que je connais tout le monde. Est-ce que ça peut être un avantage d’être en région justement pour se lancer au départ ?

 

Cécile : C’est une vraie force. Moi je trouve qu’il y a un écosystème au niveau de la région du Nord qui est de dingue pour les entrepreneurs tu vois on a été lauréat aux défis, je trouve que c’est une chance, c’est un accompagnement de dingue parce qu’après ça t’ouvres plein de portes. Ça te donne une crédibilité que ce soit aussi bien pour les banques mais aussi pour tes clients. Il y a la résonance entreprendre à incuber aujourd’hui chez évident anciennement initiative et cité pour tout ce qui est autour de l’ESS. Chaque réseau te met en contact avec énormément de personnes, énormément de monde. Tu vois notre premier investisseur on l’a trouvé grâce au défi, elle m’a dit : « contact s’il faut tu vas voir ça peut être intéressant, tu lui demandes comment ça se passe une levée de fonds ». Sans Au Défi je ne l’aurais peut-être pas rencontré aussi facilement aussi vite. C’est une chance énorme et tu as raison, dans le nord en plus on a des belles boîtes vraiment des belles enseignes et oui quand tu dis que tu es une start-up que t’es originaire du Nord, ça vous des portes.

 

Olivier : On a parlé des choses positives, c’est très enthousiasmant tout ça, puis effectivement, tu as une personnalité qui fait que j’imagine qu’on t’ouvre facilement les portes. Est-ce que tu as rencontré aussi des obstacles ? Est-ce qu’il y a des gens qui se sont opposés à toi ? Quels ont été un peu les difficultés pour avancer dans ce projet-là ?

 

Cécile : Alors je touche du bois, mais aujourd’hui les portes continuent à s’ouvrir et ça se passe plutôt bien. Après les obstacles qu’on rencontre nous ce sont plus les délais. Tu sais quand on a eu l’idée de passer en marque blanche en marque grise et de développer une autre plateforme, c’est de la technique, donc là, on a toujours le même problème. Je ne suis pas CTO et ce n’est pas mon domaine de compétence au départ donc quelquefois, tu ne prends pas forcément les bonnes options et tu perds un peu de temps. J’aimerais bien que ça aille beaucoup plus vite que prévu donc il y a cette partie-là. Après aussi ce qui est un peu plus long, c’est quand tu as un premier contact avec ton client et réellement le moment où ça va se mettre en place. Il se passe beaucoup de temps donc faut être tenace, faut être persévérant. Tu le sais bien, c’est pareil, mais dans une journée il y a des haut et il y a des bas. 

 

Olivier : Justement, à propos de qualité d’innovateurs et d’entrepreneurs, c’est quoi les bonnes qualités pour se lancer dans ce genre d’aventure ?

 

Cécile : Être optimiste à fond ! Je le suis peut-être trop parce que quelquefois, ça pourrait peut-être me porter préjudice. Il faut y croire tout le temps, il faut être à fond, il faut rebondir parce que des clients qui vont me dire non et des portes, tu vas en prendre. L’optimiste, c’est la clé.

 

Olivier : Ok, alors aujourd’hui, vous êtes combien de salariés ?

 

Cécile : On est 3 associés et là, on a lancé 2 recrutements et je croise les doigts pour une arrivée au mois de mars.

 

Olivier : Vous avez commencé à réaliser du chiffre d’affaires ou pas encore ?

 

Cécile : Alors oui sur le site enfant, mais comme en fait, on l’a vraiment mis de côté pour se concentrer sur le B to B. La plateforme est en train d’être finalisé donc vous ne pouvez pas encore signer parce qu’elle n’est pas encore terminée complètement. Et on a 3 lettres d’intérêt de grands groupes du e-commerce pour un lancement au mois d’avril à priori à confirmer, normalement ça sera en avril. 

 

Olivier : Alors du coup, ça veut dire que vous visez quoi comme chiffre d’affaires d’ici 5 ans, 10 ans ? La question que posent toujours les investisseurs. Tu as une idée de ça ?

 

Cécile : Bien sûr, on est à 1,8 millions en 2025. Il y a une vraie tendance, en fait, on intéresse énormément de sociétés dans tout type de domaines. Dès que tu peux offrir un cadeau, dès que tu peux offrir quelque chose de la marque et cetera ça rentre bien. On le propose aussi pour les collaborateurs, aujourd’hui, il y a plein de pots de départ, je ne sais pas si c’est le cas chez vous où tu fais une cagnotte où tu fais des cagnottes Litchi, ou tu fais encore le tour avec la petite enveloppe. Et là en fait l’entreprise pourrait proposer à ses collaborateurs de faire une cagnotte en mettant en avant leurs associations, l’association de leur fondation et de pouvoir aussi abonder. La légitimité, c’est aussi de pouvoir abonder sur les dons faits par l’association et pour que le pot de départ et un peu plus de sens que d’habitude. Et puis en plus nous la cagnotte, elle est complètement gratuite, comparée à un litchi où tu payes 4 % de commission. On intéresse aussi toutes les sociétés qui ont pas mal de collaborateurs pour proposer aussi ce nouveau service, donc ça fait du monde à aller chercher en fait.

 

Olivier : Très bien merci beaucoup Cécile qu’est-ce qu’on peut te souhaiter pour la suite ?

 

Cécile : Une super équipe ! Et puis qu’on partage les mêmes valeurs, qu’on a envie d’aller dans le même sens, qu’on passe des bons moments.

 

Olivier : Merci beaucoup ! Merci d’avoir répondu à toutes ces questions et puis moi, je te souhaite bonne chance et bonne continuation avec tes aventures. Je suis sûr que ça va marcher.

 

Cécile : merci à toi Olivier !

 

Olivier : Comment j’ai innové l’épisode 12, est terminée, j’espère que ça vous a plu et que vous avez passé un bon moment en notre compagnie et que ça vous aura donné envie de revenir nous écouter. Moi en tout cas ce que je peux vous dire, c’est que je serai là à nouveau pour un prochain épisode avec un nouvel invité. En attendant de vous dévoiler son identité si vous ne voulez pas vous ennuyer, je vous propose de nous suivre si ça n’est pas déjà le cas sur nos comptes Twitter où LinkedIn afin de ne pas manquer une miette de tout ce qu’il y a à savoir sur l’innovation digitale d’aujourd’hui et de demain. Bonne journée à vous !