Podcast #10 avec Frédéric Plais, entrepreneur, co-fondateur de Platform.sh

Frédéric Plais est un multi-entrepreneur et investisseur dans le digital depuis plus de 20 ans.

Depuis 2014 il est le co-fondateur et CEO de Platform.sh , une « plateforme de services » qui permet de gérer simplement l’hébergement et déploiement de sites web. C’est une « pépite » de la Frenchtech, en forte croissance et avec de grandes ambitions pour les mois et années à venir…

La société est innovante à plus d’un titre, puisqu’elle fonctionne en organisation « full remote » depuis sa création.
Frédéric est donc l’invité « qu’il fallait inviter » pour nous expliquer comment il a innové !

 

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Olivier Sauvage : Comment transformer une idée en projet ? Comment transformer un projet en produit ? Et comment transformer un produit en succès ? Tel est l’enjeu de l’innovation et telles sont les questions auxquelles ce podcast que j’ai l’honneur de vous présenter essaie de répondre. Avec des personnalités, des femmes, des hommes, des entrepreneur(e)s, des aventuriers et aventurières, des inventeurs et inventrices, qui marquent de leurs pattes le monde d’aujourd’hui et le transforme pour nous donner à tous un avenir plus enchanteur, plus sobre et plus harmonieux. Bienvenue sur « Comment J’ai innové », le podcast de Markopolo dédié à l’innovation et aux innovateurs.

Je suis Olivier Sauvage fondateur associé et aujourd’hui j’ai le plaisir d’accueillir sur cet épisode, Frédéric Plais, entrepreneur depuis plus de 20 dans le web et fondateur de Plateform.sh, qui depuis son domicile de San Francisco va nous faire découvrir comment il a créé sa société et comment une idée de départ est devenue une entreprise florissante. C’est parti pour un épisode de « Comment j’ai Innové », le 10ème de la série.

Alors Fred bonjour !

Frédéric Plais : Et bien bonjour Olivier !

Olivier : Ravi de te recevoir sur Comment j’ai innové, tu es je crois la 10 ème personne que l’on reçoit, on peut dire que c’est un chiffre symbolique. On va commencer simplement en te faisant dire qui tu es.

Fred : Merci beaucoup de l’invitation, je suis ravi d’être là. Je suis comme tu l’as dit Fred Plais, je suis un Français entrepreneur de 47 ans, j’ai 3 enfants et je vis dans la Silicon Valley depuis maintenant presque 6 ans. Je suis CEO aujourd’hui de Plateform.sh qui est ma 4ème entreprise.

Olivier : D’accord donc on va tout de suite en parler de Platform.sh, est-ce que tu peux nous dire ce que fait Platform.sh ?

Fred : Avec plaisir, Platform.sh est une plateforme de service. Si tu développes un site web et que tu choisis des technologies open source comme Drupal ou Magento ou WordPress ou des langages de programmation comme Python, Note, qui sont très utilisés par des développeurs web, ce que tu réalises assez vite c’est qu’il y a une grosse partie du temps qui est passée à manager ce qu’on appelle l’infrastructure Cloud. Donc ce que propose Plateform.sh c’est d’aider les développeurs à ne passer aucun temps sur ce qu’on appelle aujourd’hui le Devops.

Olivier : C’est la gestion des infrastructures c’est ça ?

Fred : C’est ça. C’est un peu toute la plomberie autour du cloud. Quand tu crées un site web, il y a plusieurs grandes activités : t’occuper de la « user experience », le prix, la UI et d’autre part manager le fait que ton application se cale sur le cloud, qu’elle soit rapide, que lorsque tu fais un changement tu puisses le faire rapidement, facilement. Et cette deuxième partie c’est vraiment notre job.

Olivier : Et donc tu as créé Plateform.sh en quelle année ?

Fred : Et bien l’entreprise a 6 ans maintenant, on est 250 dans le monde, 100 aux US, 100 en Europe et le reste dans le reste du monde, donc on a une équipe complètement « distribuée ».

Donc on a effectivement plus de 6 000 clients dont 300 clients-entreprises. Et leurs spécificités c’est qu’ils ne sont pas gros parce qu’ils ont de grosses applications. Parfois ils le sont, on a des clients qui ont des gros sites e-commerce, on a un client qui fait presque 1 milliard de transactions par an.

Et donc ces grosses applications, elles ont des équipes de dev derrière et c’est à ces équipes qu’on fait gagner beaucoup beaucoup de temps, parce que quand tu dois faire énormément de changements, très régulièrement, le temps gagné est très conséquent. Et ce qu’on a réalisé c’est que ces gros clients, ils ont de grosses applis, mais ils ont surtout beaucoup d’applis. Ils ont généralement plus de 300 applications web et c’est un chiffre qui croît de plus de 17% par an. Ces applications sont de toutes sortes. Et elles sont toutes très différentes.

Et donc nous on est capable de manager petit comme gros, avec la même assurance de sécurité pour permettre aux devs de se concentrer sur la satisfaction du client. Parce que ce que les développeurs doivent connaître aujourd’hui pour être compétents c’est effrayant. Tu vois en 10 ans le nombre de stacks a été multiplié par 10. La vocation de Platform.sh c’est de simplifier cette complexité qui s’est installée dans le numérique.

Olivier : Comment vous faites ? Parce que c’est un peu abstrait pour moi. Donc concrètement c’est quoi ? Vous arrivez à automatiser des taches ? Parce que ce n’est pas de la sous-traitance ?

Fred : C’est vraiment un produit, donc c’est ça oui de l’automatisation mais ce n’est pas que ça c’est aussi un workflow, c’est-à-dire une façon de travailler. Un des sujets d’innovation pour nous, c’est le même principe que Git. C’est un endroit ou tu ranges ton code, et le gros avantage c’est qu’il aide et permet le fait de travailler à plusieurs. Et donc quand tu veux rajouter une nouvelle rubrique sur ton site, eh bien tu auras juste à ajouter une nouvelle branche sur Git avec le nouveau code. Et donc ce qu’on fait avec Plateform.sh c’est un peu le même système que Git.

C’est-à-dire que tu vas cloner ton code, et nous on va cloner ton site web, pour que tu aies un environnement de test en copie carbone de ce que tu as en ligne, tu vas pouvoir le tester comme si tu étais déjà en ligne, et si les tests sont concluants tu vas pouvoir fusionner en un clic. Et tu sais que ça va marcher vu que tu as fait ton test avant. Ce qu’on permet c’est de faire des changements super facilement.

Olivier : Du coup, tu te passes complètement de Git non ?

on va cloner ton site… tu vas pouvoir le tester comme si tu étais déjà en ligne

Non, tu t’appuies sur Git, dans Git il y a ton code, les bases de données dont tu as besoin, et après sur la base de Git, nous Platform on va cloner ton site. L’idée de notre plateforme c’est que tu puisses faire tes changements sans avoir besoin de faire un ticket à ton équipe IT. C’est à la fois une automatisation et une façon de travailler plus simple.

Olivier : Alors moi qui m’y connais en web et en E-commerce, ça veut dire qu’un acteur du e-commerce pourrait sortir tous les jours des nouvelles versions de son site ?

Fred : Exactement, on travaille également beaucoup avec Magento, et le cloud de Magento est fait par Platform.sh. L’objectif c’est de ne pas faire des changements tous les trimestres, on sait que c’est dur, parfois il faut mettre le site hors-ligne. Et avec Platform.sh tu pourras déployer plusieurs fois par jours, il n’y aura pas de « downtime », c’est fluide, les équipes n’ont pas à passer du temps dessus.

Olivier : Est-ce que ça permet de faire des tests sur plusieurs versions d’un site web ?

Fred : Pas du tout, ce n’est pas une solution d’AB testing. Ce n’est pas le même type de fonctionnalité. Tu as fais ton test, tu sais que ton bouton bleu clique mieux et le développement tu le feras grâce à Plateform.sh.

Olivier : J’espère que ça sera plus clair pour tout le monde maintenant qu’on a réussi à défricher un petit peu le sujet. Et pour revenir à l’histoire de Plateform.sh, tu disais que tu avais à l’origine une formation d’ingénieur ?

Fred : Non, à l’origine j’ai fait une école de commerce à Paris, et puis je suis tombé dans le web très vite après. En faisant des entreprises de plus en plus techniques au fur et à mesure de ma carrière. J’ai fait un moteur de recherche dans les années 2000, ensuite une agence web. Puis une solution concurrente de Magento appelée Drupal Commerce, puis on a lancé avec les même fondateur Platform.sh.

Olivier : Et comment vous êtes arrivés à cette idée-là, comment vous avez fait le constat qu’il y a un besoin sur le marché ? Est-ce que l’idée est venue d’une observation du marché ou d’une idée qui a germé dans votre esprit ?

Fred : C’est surtout quelque chose qui est inspiré du marché. On se rendait compte que nos ingénieurs étaient agiles mais la mise en place de l’infrastructure était à la traine. Et cette idée de cloner les sites web, elle vient de Damien qui est mon cofondateur et directeur technique qui s’est dit « je vois comment on peut faire ça ». Et on s’est dit que c’était hyper puissant et qu’il fallait qu’on pousse dessus.

Olivier : C’est un projet que vous avez développé en même temps qu’un autre ou alors tu avais revendu une société et tu cherchais quelques choses ?

Fred : Non, c’était vraiment le même concept que Commerce Guys, un éditeur open source, donc on développait cette solution qui était gratuite, on avait un modèle vraiment orienté autour du service, du soutien aux agences. Et l’idée qu’on avait c’était de le faire sous forme de « Paas ». Quand on l’a lancé on a très vite eu beaucoup de retour d’une multitude d’agences qui trouvaient ça génial et qui voulaient savoir si on pouvait l’utiliser sur d’autres technologies. Donc pas que Drupal commerce. On a recentré l’entreprise existante sur Platform.sh.

Olivier : Dit comme ça, ça avait l’air facile de passer de l’un à l’autre, est-ce que ça l’était ?

Fred : Non, tu as raison, je sous-estime la difficulté. Ce n’est pas facile parce qu’on avait des investisseurs dans Commerce Guys. On a eu une période de transition qui a duré 1 an, durant laquelle on a créé cette nouvelle solution, on a vendu toute la partie « consulting »… C’était assez rapide, on avait l’impression que c’était long, parce que 4 entreprises, donc 4 boards, donc plein d’investisseurs qui s’impatientent parce que tu ne donnes pas les résultats attendus. 

On a fait ce qu’on appelle dans l’aviation un virage à grande inclinaison où tu as autant de chance de décrocher que de rester en contact avec l’air.

On a frôlé le décrochage à plusieurs reprises, on a eu de la chance et on n’a surtout pas lâché.

Olivier : Justement d’un point de vue financier c’est intéressant, vous avez fait une levée de fonds ? Vous avez fonctionné sur vos fonds propres ?

Fred : On a eu beaucoup de chance, au moment le plus difficile on a appris qu’un dossier de demande de subvention qu’on avait fait en décembre pour travailler sur le Paas avait été accepté.  Donc on reçoit 2 millions, qui arrivent pile au bon moment, c’était miraculeux.

Olivier : J’imagine que ça a dû vous soulager !

Fred : Oui ! Surtout que c’est quelque chose que tu fais en décembre et que tu oublies, et après le courrier miraculeux qui arrive dans ta boite aux lettres.

Olivier : Et je suis surpris parce que la croissance est super rapide, alors je ne connais pas le chiffre d’affaires mais tu disais que vous avez 250 employés, mais vous n’êtes pas passé de 0 à 250.

Fred : On est parti des 3 cofondateurs plus quelques ingénieurs clé et on est parti de là.

Olivier : On va maintenant parler du second sujet. Déjà pourquoi tu es à San Francisco et pas en France ?

Fred : Parce qu’on a toujours eu l’ambition de faire une boite mondiale, un produit mondial et que le marché du cloud est beaucoup plus développé aux US qu’en Europe même si l’Europe commence à rattraper son retard. On fait un produit pour développeurs donc il n’y a pas de frontières.

Olivier : J’ai l’impression que souvent en France les start-uppers pensent trop marché national et pas assez marché mondial, qu’est-ce que tu en penses ?

Fred : Je pense que tu as raison mais que les « mindset » sont en train de changer. Je pense que la France a l’inconvénient d’être un gros marché pas comme Israël, mais en même temps de ne pas être un si gros marché que ça. Je prends l’exemple d’Israël parce que c’est marquant aux US. Tu regardes le nombre de start-ups israéliennes qui réussissent ici c’est dingue. Parce que leur marché local est trop petit donc ils se focalisent direct sur les US. La start-up nation c’est Israël il ne faut pas se voiler la face. Donc la France ce n’est pas un petit marché ni un très gros, je pense que c’est un sujet qui dépend aussi des différents marchés ; Le marché des développeurs il est mondial, c’est certain, celui des marketeux, beaucoup moins. Et l’avantage c’est qu’on n’a jamais eu besoin de faire une UI spécifique, tout est écrit en anglais parce que les développeurs savent lire l’anglais, ils s’en foutent d’avoir le truc en français.

Olivier : Du coup Platform.sh c’est une boite américaine ou une boite française ?

Fred : C’est une boite française, on est super fier de nos racines françaises, notre siège social est à Paris, c’est une SAS avec une filiale aux US. Je suis CEO et de la filiale et du siège. Clairement on est une boite française avec un chiffre d’affaires fait à 90% hors de France.

Olivier : Toi tu es parti à San Francisco avec ta famille parce que tu pensais que c’était mieux d’être au cœur de la Silicon Valley que d’être à Paris.

Fred : Dès le départ on a préféré recruter des gens un peu partout. J’ai très vite compris que faire des allers-retours ça ne suffirait pas. Que si on voulait recruter les bonnes personnes sur le marché il fallait être sur place, et donc il y a 6 ans j’ai pris la décision de partir avec femme et enfants, j’ai 3 enfants.

Olivier : Et c’était facile ça ?

Fred : C’était génial, c’était une super aventure familiale, c’est vraiment top. J’ai attendu de voir que la boite avait les reins suffisamment solide, parce que le départ d’un des fondateurs aux US, ça coute très cher et non seulement ça coûte cher, mais le coût de la vie est plus cher.

Olivier : Il y a quelque chose de très particulier chez Platform.sh. Vous êtes une société d’expatriés, enfin une société décentralisée parce qu’il n’y a pas de bureaux.

Fred : Exactement, enfin on a aussi quelques expatriés, Damien qui est mon directeur technique qui est aussi aux US. Mais tu as raisons on est décentralisé, remote, il y a plein de façons de le dire. L’idée c’est que les gens ont leurs lieux de travail à la maison.

Olivier : Et c’était le cas dès le départ, lors de la création de l’entreprise il y a 6 ans.

Fred : Oui, la principale raison c’est qu’on avait un petit bureau à Paris, Londres et San Francisco, mais que dans aucun de ces trois HUB on arrivait à recruter les gens. Parce qu’on n’était pas très connu, parce que le type d’ingénieurs dont on a besoin ne courent pas les rues, ce sont des gens que Google cherche à recruter, que Blablacar cherche à recruter, que Deliveroo cherche à recruter. Et donc quand tu es sur ces HUB tu ne trouves personnes quand tu es une petite start-up. Et donc on a décidé d’ouvrir à des gens qui ne sont pas de ces HUB et d’un coup on a eu beaucoup moins de mal à recruter. On a recruté très vite des talents assez exceptionnels. Et on a décidé d’en faire le modèle par défaut. On a toujours un bureau à Paris mais personne ou presque n’y va. On a peut-être 5-10 personnes qui y vont tous les jours.

Olivier : Les gens ne se voient jamais ?

Mais être remote ça ne veut pas dire ne jamais se voir.

Fred : Au contraire, nous on trouve que c’est super important donc on fait en sorte de réunir les équipes, soit par petites équipes, soit carrément tout le monde au même endroit. Vu qu’on est tous séparés on cherche un endroit avec un aéroport sympa et une ville plutôt cool, genre Barcelone, on a fait à Paris aussi, on a fait une fois à Punta Cana. Ces grands rassemblements on les fait 1 fois par an, ça dure 1 semaine, et c’est 5 jours où on va passer beaucoup de temps ensemble. Ce qui fait que les équipes se réunissent avec d’autres collègues 3-4 fois par ans. En fait c’est un bon rythme. Tu as des moments où tu crées de la culture, puis le reste du temps tu travailles avec tous les outils online : Slack, Zoom.

Mais parfois il y a des problèmes qu’on n’arrive pas à craquer dans ce cas-là on se retrouve on passe 3 jours ensemble et on va au fond du problème. Et parfois un problème n’est pas craqué dans une réunion, il est craqué parce qu’on est en train de boire une bière parce qu’on réfléchit différemment. C’est un espèce de mix entre travailler à la maison et trouver des moments dans l’année pour se voir.

On n’a pas beaucoup de turn-over, il y a un très fort engagement des salariés, je pense que ça apporte un très grand confort de vie aux salariés de travailler à la maison. Et si tu arrives à travailler à la maison et à répondre à ces attentes sociales du travail, alors tu as un peu le meilleur des deux mondes. Aujourd’hui pour nous c’est le modèle qui fonctionne et on ne pense pas une seule seconde à revenir en arrière, c’était la bonne décision de le choisir dès le départ.

Olivier : Et c’est une organisation qui est assez harmonieuse avec votre entreprise et le fait qu’il y ait du monde partout autour de la planète.

Fred : Oui tu vois aussi pour l’anecdote, dans notre métier on a forcément un support. C’est essentiel parce que quand un site est down on doit pouvoir aider les clients à le remonter. L’idée c’est que pour n’importe quelle heure du jour et de la nuit, des jours fériés et des week-end on doit avoir des gens qui sont en train de travailler. Et tu as deux façons de faire ça : soit tu mets tous le monde en France et tu fais des on-calls, donc des astreintes, des gens qui travaillent le weekend, la nuit, qui font les trois 8. Et donc tu fais une société qui est assez pénible parce que personnes n’a envie de faire les trois 8. Et tu crées beaucoup de stress parce que si tu dois te réveiller 1 nuit sur 2 ou 1 sur 5 pour prendre des appels ce n’est pas dingue. L’autre option n’est pas mieux parce que réveiller quelqu’un pour prendre des appels, et bien en face de toi tu n’as pas forcément quelqu’un qui est très câblé. Donc là on a un modèle qui est « follow the sun » donc les tickets sont pris en charge par l’équipe européenne pendant les heurs business en Europe, puis ça bascule East Coast, puis West Coast puis après l’équipe australienne et les indiens qui enchainent. Donc en fait les 24h sont couvertes par des gens qui sont en heure de bureau, n’y a pas besoin de les réveiller et cette couverture elle est géniale.

Olivier : Je trouve vraiment ça incroyable, c’est le modèle du futur même si je ne pense pas que toutes les sociétés pourraient fonctionner comme ça. C’est même étonnant qu’on n’ait pas plus de société qui se soit développées sur ce modèle d’organisation de télétravail. Parce que grâce à la pandémie on l’a vu se développer mais on voit aussi les freins qu’ils restent.

Fred : C’est marrant que tu dises ça Olivier, parce qu’il y a 2 ans les gens nous prenaient pour des fous. Soit on nous prenait pour des hippies, soit des fous. Il y avait énormément de scepticisme sur notre modèle. Je me rappelle avoir eu une conversation avec un américain qui me disait « écoute elle est super ta boite et les chiffres sont impressionnants mais je n’investirais pas parce que je pense que le modèle distribué fonctionne, juste que ta boite le jour où tu voudras la vendre tu ne pourras si tu ne la vends pas à un GAFA, parce que jamais ils n’achèteront une boite qui est distribuée » et c’est amusant parce que 2 ans plus tard tout a changé. Avec la pandémie Google and co cherchent tous à avoir des compétences pour faire grandir des équipes en remote. Parfois je me dis qu’il faudrait que j’envoie une carte postale à ce monsieur parce qu’il n’a pas été visionnaire.

Olivier : Très bien, je pense qu’on a fait un peu le tour de la question, je ne sais pas si tu as quelque chose à ajouter, une phrase historique ou autre chose.

Fred : Non non, encore une fois merci de cette invitation à discuter c’était un plaisir et à très bientôt

Olivier : A très bientôt et je te souhaite bien du succès, et au plaisir.

Voilà Comment j’ai innové épisode 10 c’est terminé, au nom de toute l’équipe de Markopolo et de moi-même je vous remercie de votre écoute. Si le Podcast vous plaît n’hésitez pas à le partager sur les réseaux sociaux. Sur ce je vous souhaite une agréable journée.