Podcast #3 avec Catherine Barba, entrepreneuse et investisseuse

Catherine Barba, est une figure connue du web français créatrice d’entreprise, innovatrice elle est également connue dans l’univers du retail. Au cours de ce podcast vous découvrirez son point de vue sur l’entreprenariat, l’innovation et l’importance qu’elle accorde aux valeurs des entreprises qu’elle soutient.

De 1999 à 2003, elle rejoint le site IFrance, en tant que Directeur Général. En 2004, elle crée le portail de shopping Cashstore, un site de cashback, qu’elle revend en 2010.

Le 15 juin 2017, elle entre au conseil d’administration de Renault. 

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Olivier Sauvage : Bonjour et bienvenu sur Comment j’ai innové épisode 3. Comment j’ai innové c’est le podcast de Markopolo, dédié à l’innovation et aux innovateurs.

Comment transformer une idée en projet ? Et comment transformer un projet en produit ? Mais surtout comment fait-on pour transformer un produit en succès ? C’est à toutes ces questions que nous allons essayer de répondre aujourd’hui avec notre invité, Catherine Barba, figure du web français s’il en est, qui a bien voulu nous accorder un peu de son temps.

Comment j’ai innové, c’est parti !

Bonjour Catherine !

Catherine Barba : Bonjour Olivier !

Olivier : Bienvenu sur Comment j’ai innové le podcast dédié à l’innovation. Tu es quelqu’un de connu mais on va quand même te présenter parce que c’est important pour comprendre ton parcours, ta personne. On pourrait te présenter comme une entrepreneuse, une grande communicante, on t’a vu à la télé, à la radio, tu as participé à l’émission qui veut être mon associé sur M6. Et aussi et surtout tu es une grande figure du web parce que tu as marqué les années 2000, dans le domaine du E-commerce notamment dont tu es une spécialiste.

Donc si on revient sur ton parcours professionnel, j’ai noté quelques points parce qu’il y en a énormément. J’ai vu que tu as travaillé avec Marc Simoncini pour t’occuper d’IFrance, tu as créé le portail Cashstore, qui est un portail de cashback. Le cabinet de conseil Malinea d’ailleurs on s’était rencontré à cette occasion-là. Tu avais apporté le CyberMonday en France, ça aussi je m’en souviens. Tu as publié plusieurs livres de shopping en ligne. Tu as été chroniqueuse de BFMTV, tu es investisseuse. D’ailleurs tu es administratrice chez Renault et Etham c’est ça ?

Catherine : Oui c’est ça.

Olivier : Tu es aussi investie dans la cause féministe, puisque tu as co-fondé la journée de la femme digitale, et que tu l’as portée aux US avec ce que tu appelles le WinForum à New-York.

Catherine : C’est plus que les femmes, c’est la diversité qui compte.

Olivier : Donc tu es vraiment investie dans tous les domaines du digital. Je suis allez voir ta fiche Wikipédia. J’ai vu que tu as reçu de nombreux prix. Je ne vais pas citer mais il y en a beaucoup. En tout cas un sacré beau parcours. Ce qui m’a le plus surpris, je ne sais pas si on dit chevalier ou chevalière mais tu as été nommé chevalière de la légion d’honneur.

Catherine : C’est dingue ça.

Olivier : Tu le savais ça au moins ?

Catherine : Oui quand tu reçois ta médaille c’est une cérémonie importante. J’en tire aucune fierté, c’était à New-York au consulat de France, et ma fille à fait un discours que j’ai posté sur Linkedin qui a été vu 1 million de fois, je ne sais pas si on peut le retrouver. Ça dure 5 min, même pas et c’est surtout ça qui m’a marqué. Pour moi les insignes de la légion d’honneur c’est le discours d’Inès.

Olivier : C’est très bien, voilà un très très beau parcours qui n’est pas fini d’ailleurs, on peut peut-être dire un mot sur ton nouveau projet qui est dans le domaine de l’information si j’ai bien compris ?

Catherine : Tout à fait, sur le futur de l’éducation et le futur du travail, c’est ce qui me passionne depuis que je suis rentré en France il y a 3 mois.  

Olivier : Dans le domaine du digital ou pas ?

Catherine : Et bien, c’est difficile, de ne pas avoir de dimension digitale dans ce qu’on fait aujourd’hui, et encore plus maintenant avec les incertitudes liées à confinement, pas confinement ? Est-ce qu’on a le droit de se voir ou pas ? Le projet quand tu le conçois doit avoir une dimension fortement digitale. Dans les plans évidemment il y a une grosse partie digitale avec les plans. Les gens se verront-ils en physique ou en digital, le monde nous le dira

Olivier : En fin j’espère quand même qu’on va tous se revoir en physique d’ici peu. Pour résumer tu es une personne hyperactive, vu le nombre de projets que tu as. Et c’est normal étant donné que c’est le sujet du podcast. Tu es aussi une femme innovante et c’est de ça que l’on va parler aujourd’hui. Et je voudrais commencer par une question un peu bateau je suis désolé, mais je la trouve importante. Qu’est-ce que l’innovation pour toi ?

Catherine :

Le premier mot auquel je pense quand je dis innovation c’est client.

Quand je pensais à ça je suis allez voir sur Google, le nombre de résultat pour définition de l’innovation et il y en a des millions. On le sait tous c’est transformer un marché, créer un nouveau marché. Moi, ça m’évoque explorer, changer le statut Quo, apporter des solutions nouvelles, qui rendent services. Et le premier mot auquel je pense quand je dis innovation c’est client. C’est centré autour de ta cible, c’est pour lui, ça va être plus facile, mieux, moins cher, et la contrepartie pour toi c’est que tu deviens un centre de profit. Il y a un paradoxe, je me disais que l’innovation c’était pour rendre les choses plus faciles pour la personne qui en était bénéficiaire, on est des facilitateurs, en revanche dans les coulisses, ça demande une complexité, que ce soit technologie ou d’organisation. C’est ce paradoxe entre l’immense facilité que tu dois apporter à la personne et la très grande complexité que tu as toi en coulisses. C’est l’innovation que je regarde au final.

Olivier : Ça me fait penser à Apple, qui ont des objets très simple à utiliser et quand on les regarde on se demande comment ils ont fait pour y penser. Mais quand on connait le background de ces projets là on se rends compte que c’est très complexe.

Catherine : Exactement. Et il y a une dimension qui devient de plus en plus présente, c’est d’innover pour le bien. Je ne peux pas innover, si ce n’est pas en respect avec l’environnement et le respect des générations futures. En tout cas quand je les regarde en tant que cliente ou investisseuse.

Olivier : Ça veut dire qu’aujourd’hui toi en tant qu’investisseuse tu vas favoriser l’innovation qui aura un impact positif sur l’environnement, et sur la diversité.

Catherine : Il y a une start-up dans laquelle j’ai investie qui incarne ces deux valeurs, c’est EVK, je ne sais pas si tu en as déjà entendu parler. C’est une start-up dans l’industrie du textile, et elle a inventée un mannequin connecté à toutes sortes de logiciels de Datamorphing, et ça optimise la création et la vente de vêtements, ça limite les invendus et les retours d’articles. En gros ça te permet de mettre en place un processus de production beaucoup plus fiable, éthique et tu gaspilles beaucoup moins de textile. Et elle travaille aussi bien avec Nike, que Channel, qu’Etham. Et en fait, ce que j’aime, c’est que ce sont des robots hyper avancés, mais il y a toujours eu cette dimension éthique, d’éviter le gaspillage qui a toujours été présent chez elle, et c’est quelque chose qui signe notre époque.

Olivier : Est-ce que tu crois que l’innovation doit forcément inclure ces valeurs ? Et est-ce que tu crois que l’innovation pour l’innovation c’est mort ? Parce que c’est surtout ce qu’on a eu ces 30 dernières années. Je caricature beaucoup mais c’est vrai qu’on a surtout des innovations de marché.

Catherine : Oui je pense que toutes ces valeurs éthiques on y aspire tous de plus en plus donc ça prend de plus en plus de place et dans nos esprits consommateurs et dans nos esprits d’investisseurs. Je pense que l’innovation elle a toujours été multiforme. Ou alors c’est peut-être moi, tu sais quand tu es enceinte tu vois des femmes enceintes partout, quand tu achètes une voiture X tu la vois partout. Maintenant que je m’investis là-dedans je le remarque peut-être plus.

Tu connais EcoTree ?

Olivier : Non je ne connais pas.

Catherine : C’est une boîte Brestoise qui vends des arbres pour améliorer le bilan carbone. En gros leur métier c’est d’acheter des forêts et de revendre des arbres. Ils ont plus de 1000 entreprises qui sont clientes, presque 50 000 particuliers qui sont clients et je trouve ça dingue. Ils existent aussi au Danemark, ils proposent à leurs clients de devenir mécènes dans des projets de biodiversité. J’ai aussi investi dans une autre boîte qui s’appelle Spiridon, il y a toute une mouvance autour des vêtements écologique, et Spiridon c’est une marqua dans les années 70 qui faisait des vêtements pour les runners, les gens qui font des marathons. Et le fondateur, remet cette marque au gout du jour parce que le support et en particulier le running à de plus en plus d’adepte. Et cette marque qui est porteuse de ces mêmes valeurs qui ressort aujourd’hui. Les valeurs c’est ce qui porte les clients et les boîtes mais après tout l’enjeux c’est de devenir un centre de profit on est d’accord.

Olivier : Tu ne l’as peut-être pas entendu mais lors d’un de nos précédents podcasts on avait Serge Soudoplatoff, et il nous disait clairement que pour lui l’innovation c’était de transformer les idées en factures. On n’innove tant qu’on n’est pas sur le marché, et qu’on n’a pas percé sur le marché.

Catherine :C’est vrai que sinon tu es un inventeur, pas un innovateur, une innovatrice.

Olivier : Oui les femmes aussi peuvent innover ! Tout le monde peut innover.

Cela dit l’innovation reste quelque chose de compliqué. On le voit en entreprise où il y a beaucoup de projet d’innovation qui n’aboutissent pas, meurs dans la tête de leurs créateur… Est-ce que pour toi l’innovation c’est un état d’esprit ? Est-ce que tout le monde peut être innovateur ? Ou c’est seulement donné à certaines personnes qui auraient un don ?  

Catherine :

Les qualités pour innover sont : la curiosité, la confiance et l’action

Je ne sais pas, mais ce que je peux te dire c’est pourquoi moi je suis quelqu’un qui a intrinsèquement envie d’explorer, de faire autrement, d’avancer sans cesse, et tout le monde peut partager ces qualités. La première c’est la curiosité, je suis quelqu’un d’hyper curieuse, j’ai une soif insatiable de tenter des choses, de découvrir des choses, et tout ça très tourné client.

Olivier : Tu as un vrai mindset d’entrepreneuse.

Catherine : Oui mais parce que ç’est la curiosité dont je te parle, mais aussi parce que j’ai confiance en moi, c’est très important pour innover et entreprendre. Est-ce que toi tu dirais que tu as confiance en toi ?

Olivier : Ça dépend pour quoi ! Même si ce n’est pas moi qui suit sensé répondre aux questions, je pense que c’est important de se laisser aller à ses idées et d’y croire, même si le vrai innovateur pour moi c’est celui qui sait aussi les confronter à la réalité du marché.

Catherine : Pour innover et entreprendre la confiance est importante. Et elle m’a été transmise par ma famille, ça vient d’où je viens.

Olivier : Tu viens d’où du coup parce que tu as éveillé ma curiosité.

Catherine : Je viens d’un petit village d’Avilla, c’est un petit village qui s’appelle Bi Alejo Del Valle qui est au fin fond de l’Espagne, et je viens d’une toute petite lignée de gens qui n’avaient rien mais qui m’ont donnée la confiance et ce qui me permet d’innover : l’amour inconditionnée. Ça à l’air fou de dire ça mais la certitude que tu seras toujours aimé ça te permet de pas avoir peur. De pas avoir peur de te tromper, du jugement des autres, pas avoir peur de faire, d’entreprendre, d’explorer. C’est ce cadeau qui fait que j’innove dans l’action. T’avance et puis tu tentes. C’est un super pouvoir que j’ai reçu.

Je dirai qu’en plus de de la curiosité et de la confiance, la troisième qualité de l’innovateur c’est l’action. Tu innoves parce que tu tentes des choses. J’ai rencontré récemment une femme qui me dit : « ça fait 5 ans que je réfléchis à un projet » et je lui dis mais pourquoi tu ne l’as pas mis en œuvre ? L’innovateur n’est pas seulement dans la contemplation et la réflexion, il passe à l’acte. Après je pense que pour innover il faut aussi de la discipline, la mienne en tout cas, c’est que tous les jours je fais de la veille. En ce moment je travaille sur un nouveau projet, sur l’éducation et le futur et je ne cesse de faire du benchmark, de la veille, ce qui se fait dans les autres pays.

Olivier : Je pense que c’est un état d’esprit et encore une fois, comment est-ce qu’on transmet cet état d’esprit ? Parce que j’en reviens aux entreprises où l’innovation est si difficile. Il y a des gens innovants mais souvent l’innovation est étouffée, pour pleins de raisons. La crainte, les démarches. Quels conseils tu donnerais pour ces gens, pour les pousser à faire accepter leurs idées, parce que c’est aussi ça l’innovation, arriver à faire accepter par les autres le changement.

Catherine : C’est le plus difficile ! Je suis administratrice de grands groupes et je le vois bien. Dans ces grands groupes il y a des gens extrêmement innovants qui ont des idées et qui ont envie de changer le statut quo mais ils se heurtent à des organisations. Le premier mur auquel se heurte le gens innovant c’est l’organisation. Elle est extrêmement verticale, silotée ….

Olivier : Je te coupe mais, étant donné que tu as une expérience Américaine et Française, est-ce que tu perçois une réelle différence entre la France et les US ?

Catherine : Après 5 ans aux US, j’ai gagné en expérience et j’ai perdu en illusion sur la capacité à innover des américains. Je pense que tu as toute une partie de la population qui est dans la Silicon Valley, à New-York, qui innovent et qui ont du financement pour grandir. Donc oui il y a cet état d’esprit là, mais quand tu regardes les grandes entreprises américaines, je trouve qu’il manque cette dimension d’innovation qui consiste à abaisser le centre de gravité de l’entreprise, de la pyramide vers chaque collaborateur pour faire de chaque employés un catalyseur de l’innovation (j’ai surtout vu des entreprises dans le retail). Le message c’est « Vas-y ! Fais quelque chose ! Il n’y aura pas besoin de demander pardon si ce n’est pas bien ». Raccourcir la pyramide de commandement c’est pas du tout Américain, en France on a eu toute une littérature autour de l’entreprise libérée. J’ai plus confiance en la France de ce côté, pour réaliser l’important du sens du collectif et à penser non pas verticale mais horizontale, penser ensemble.

Olivier : C’est marrant on pourrait prendre les choses à l’envers. Quand on n’innove pas qu’est-ce qui se passe ? L’entreprise meurt d’une certaine manière non ?

Catherine : En fait, on perd ce fil d’Arianne qui nous lie aux clients. Ils sont indulgents jusqu’à un certain point, à une enseigne parce que tu es attaché à une histoire et que même si elle n’innove pas assez, tu es indulgent mais jusqu’à un certain point, parce que tu as changé tes exigences, parce qu’internet a changé tes exigences, parce que les acteurs du numériques ont changés tes exigences. Si tu n’innoves pas, tu n’attires que les seconds couteaux, et ce n’est pas bon. Pour innover tu as besoin d’attirer les meilleurs.

Olivier : y a un côté soft-Power, si tu innoves tu es le meilleur donc tu attires les meilleurs.

Catherine : Donc si tu n’innoves pas tu n’attires pas les meilleurs et tes clients tu vas finir par les lasser.

Olivier : On va revenir sur toi un peu Catherine, parce que l’émission s’appelle Comment j’ai innové. Donc pour toi, est-ce qu’il y a une innovation dont tu es particulièrement fière à titre personnel ?

Catherine :  C’est génial comme question ! La fierté c’est un truc que je ressens assez peu, si on se connaissait mieux tu saurais que je ne suis pas trop sur ce registre. En revanche quelque chose qui m’a fait grandir, je dirais c’est ma capacité permanente d’innover sur mon modèle économique, je suis capable au cours des années, des décennies de trouver le modèle économique qui fait que je me rémunère bien et que je me fais super plaisir. Quand j’ai commencé à travailler tu le disais j’ai fait une entreprise de CashBack, là le modèle c’est que je gagnais de l’argent par affiliation. Donc ce n’était pas le meilleur modèle parce que je recevais de l’argent des sites e-commerce quand les gens que je leur envoyais achetaient, sauf que les taux de conversions étaient tellement mauvais que je perdais de l’argent. Donc j’en ai imaginé un autre qui était d’augmenter le taux de conversion sur les sites d’e-commerce, parce que je suis dit que ça me fera gagner plus d’argent avec Cashstore.

Donc j’ai créé ma deuxième activité, qui était d’abords une agence pour améliorer le taux de conversion sur les sites e-commerce (Malinea) puis Malinea s’est transformé de société qui améliore le taux de conversion, puis je me suis rendu compte que le problème venait de la culture d’entreprise plutôt que la conversion qui ne se faisait pas. Les Retailers, qui arrivaient de plus en plus nombreux sur le web ne comprenaient pas comment ça marchait. Donc je faisais de l’acculturation, notamment de dirigeants. Puis quand j’ai vendu cette activité, je me suis mise, a partir de 2012, à gagner de l’argent en fabriquant des sites de e-commerce, tu vois j’ai encore changé ma manière de gagner de l’argent, parce que ça correspondait à un besoin. Mon talent d’innovatrice, c’est d’arriver à comprendre au fil du temps ce qu’il manque aux entreprises pour réussir à développer ce dont ils ont besoin. Je suis une innovatrice indépendante plus qu’au sein du grosse entreprise. J’arrive à identifier l’évolution des besoins et à adapter ma manière de faire de l’argent.

Olivier : On en revient au fait que l’innovation c’est une conscience permanente de ce qui se fait sur un marché, d’arriver à attraper au sommet de la vague le petit quelque chose qui fera la différence.

Catherine :

Tout à fait, tu vois l’innovation c’est une question de regard.

Quand je suis allez au US, je suis retourné un peu à l’école et j’ai pu assister aux cours prestigieux de l’université de Colombia, et j’ai pu assister aux cours d’un prof assez connu là-bas qui s’appelle Bill Dugal, et son cours était sur le Strategic Thinking et sur l’innovation, et je me souviens du jours où il avait 60 étudiants et il a fait un cours sur Napoléon.

Sur le sujet du coup d’œil, les américains disent coup d’œil, je ne sais pas si tu connais cette histoire. Il raconte pendant le siège de Toulon, je crois en 1793, c’’était une bataille navale qui opposait l’armée française au britannique et espagnols. Les français sont en train de perdre parce que les anglais ont pris la rade de Toulon, et le général n’arrive pas à reprendre la main. Quelqu’un fait appelle à ce jeune capitaine qui s’appelle Napoléon Bonaparte qui conçoit ce plan génial, parce qu’il a eu ce coup d’œil, (le prof raconte tout ça). Il connait super bien la topographie du lieu, il connait très bien l’artillerie et son utilisation, il repense à des situations similaires, et il connait bien son ennemie. Pour moi innover c’est toute cette connaissance que tu rassembles au bon moment, et ce regarde de la cible.

Olivier : Je ne pensais pas qu’on arriverait à parler de la bataille de Toulon et de Napoléon dans ce podcast !

Bon Catherine on arrive presque au bout de cet épisode, j’avais encore pas mal de questions à te poser mais on va se diriger vers les questions finales. Est-ce qu’il y a dans ta vie, une personne, une société, en dehors de Napoléon donc, que tu admirais pour ses capacités d’innovations ?

Catherine : Y a plein de gens qui m’inspirent dans l’innovation, et j’ai envie de parler de femme qui innovent, parce que c’est un peu le petit quart d’heure de la diversité dans podcast. J’ai investi dans une boîte géniale aux US qui s’appelle PopShop, et ça fait des années qu’elle fait de l’e-commerce nouvelle génération. C’est le livestream shopping dont tout le monde parle aujourd’hui. Et ça fait presque 5 ans qu’elle développe ce service où tu donnes une app à une influence et à une heure donnés ses followers peuvent suivre et swipper pour acheter le produit. C’est une jeune fille d’origine asiatique de la côte chez qui j’investie et son service va cartonner. Cette fille est incroyablement innovante parce qu’elle regarde beaucoup se qu’il se fait. Je te parlais d’EVK aussi par qu’elle est impressionnante. Elles me remplissent d’énergie et elles m’encouragent à continuer.

Olivier : Tant mieux, et je pense que ça va encourager d’autre gens à innover, et si ceux qui ne croient pas en eux peuvent croire en eux après t’avoir écouté, ça sera le premier bénéfice de ce podcast.

Catherine : Bien sûr c’est la confiance, la curiosité, l’énergie, la bonne nouvelle c’est que ça se transmet, c’est communicatif !

Olivier : Oui c’est ce que je ressens en t’interviewant donc ça marche.

Catherine : Oui ça marche parce que si tu t’entoure de gens qui ont cet appétit, cette curiosité, cette confiance, tu vas te sentir comme eux, ça ne sera pas facile mais on va se marrer !

Olivier : Merci Catherine, d’avoir pris le temps de répondre à mes questions, ça me fait immensément plaisirs.

Catherine : Merci, moi aussi ça m’a fait plaisir, en plus ça fait longtemps qu’on se connait, et ça nous donne l’occasion de nous retrouver !