Imprimer du bois en 3D. Oui, mais pourquoi faire ?

Exemple de produits en bois créés avec une imprimante 3D

Quand l’innovation doit se préoccuper d’environnement

Il va sans dire, que de nos jours, l’innovation doive se tourner vers tous les moyens visant à nous préserver du réchauffement climatique. Non pas que toute innovation doive le faire, mais que cette composante importante devrait être toujours prise prioritairement en compte. C’est une conviction bien ancrée que nous avons chez Markopolo, et nous adorons les innovateurs, comme Damian Py, l’inventeur du mini-lave vaisselle, que nous avions interviewé, qui en font le fer de lance de leur marketing produit.

Donc, quand j’ai vu que l’impression 3D en bois allait permettre d’économiser et valoriser des millions, voire même des milliards de tonnes de bois, autrement jetés à la benne, je n’ai pu que plussoyer. Récupérer la sciure de bois, les branches non découpables, et autres déchets, et convertir en objets manufacturés, voilà une promesse qui est belle ! Et qui est une réalité que je vous présente maintenant.

Du métal au bois, comment Forust, une startup américaine a fait basculer l’impression 3D dans un nouvel univers

C’est une startup américaine, répondant au sobriquet évocateur de Forust, qui désormais nous le permet : faire de l’impression 3D en bois, avec un résultat si proche de l’apparence du bois naturel, qu’on pourrait se laisser à croire que ces objets sont nés de la main démiurgique de la Nature. Car, grâce à la magie de l’impression 3D, toute forme est réalisable et tout aspect de bois peut-être imité : du pin jusqu’au chêne, en passant par le noyer (et bien d’autres encore, mais ne me demandez pas lesquels, car je m’y connais autant en bois qu’en physique quantique, c’est à dire, pas beaucoup).

Tout aspect du bois semble pouvoir être imité par Forust. Bluffant, non ?

L’intérêt est énorme, car non seulement, l’impression 3D pourrait permettre de récupérer une part importante de déchets de la filiale bois (sachant qu’il semble y en avoir beaucoup, malgré d’autres filières de reconversion existantes. Je pense aux pellets et autres comburants faites à partir de recyclage de déchets de scierie), mais également de fabriquer très rapidement des pièces que la main de l’artisan ou même de l’industrie ne saurait produire à un coût viable sur le marché.

Quand innovation rime avec disruption

Intéressant que tout cela, mais encore plus intéressant serait que l’impression 3D redéfinisse entièrement la supply-chain du bois, en permettant une production à proximité des lieux de consommation. Car, en effet, les déchets de bois, on en trouve partout, et même dans les grands centres urbains (il n’y a qu’à voir l’usage que certains font des palettes à Paris et qui prête à furieux débats sur Twitter sous le hashtag #saccageparis…). Dès lors il n’y aurait plus qu’à implanter des mini centres de productions de produits en bois avec impression 3D dans ces mêmes centres pour alimenter une clientèle férue de recyclage et d’économie circulaire. L’ambition est belle, mais, pour l’heure, reste hypothétique.

Envie d’un nouveau levier de vitesse pour votre Twingo ? (photo de Forust)

Que nous apprend ce projet ?

Eh bien que l’innovation technologique est bien sûr une des voies de préservation de la planète et de lutte contre le réchauffement climatique. Cette innovation est souvent à nos pieds et nous ne la voyons peut-être pas, mais très souvent, elle existe. Et dans le cas de Forust, il est évident qu’elle n’est pas sortie d’un chapeau, mais d’un long et fructueux travail de R&D.

Voilà qui devrait tous nous inspirer ! Car je trouve qu’il n’y a rien de plus exaltant que d’inventer et d’innover tout en incluant des préoccupations sociétales majeures. Le bénéfice est double 🙂 !!! Financier et philantrophique ! Alors, qu’attendons-nous pour nous lancer ?

Une bonne journée en innovation !

Via Fast Company : We can 3D-print wood now

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