Une nouvelle vague B2B qui pourrait faire des émules

Homme assis sur des pièces de monnaie

Des ressources insoupçonnées…

Imaginez, imaginez qu’il existe à proximité de chez vous, presque sous vos pieds, si je puis dire, des ressources économiques inexploitées qui ne demanderaient qu’à être « ramassées » puis revendues, sans les transformer, sur le marché.

Vous me répondriez que de telles ressources n’existent pas. Ou bien que, si elles existaient, elles coûteraient si chères à exploiter que cela n’en vaudrait pas la peine. C’est vrai, par exemple, qu’en France, nous avons encore du pétrole, du charbon ou de l’acier… mais la concurrence mondiale aidant, ces ressources n’ont pas d’intérêts à être extraites et demeurent solidement ancrées sous nos pieds, sans être utilisées, peut-être d’ailleurs pour le bien de la planète.

Mais, je ne veux pas parler de ces ressources là, qui, si elles existent, nécessiteraient de toute manière des investissements tels pour aller les chercher que seules quelques multinationales gigantesques pourraient le faire.

… qui ont fait naître des géants !

Non, je veux parler d’un autre type de ressources qui ont fait la fortune en quelques années de quelques startups américaines. Des ressources qui avaient toujours été là, parmi nous, mais que nous ne pouvions exploiter, justement parce que les outils pour le faire n’existaient pas. Jusqu’à ce que cela change radicalement avec l’avènement de l’économie numérique. En quelques années, le taux d’équipement numérique des particuliers et la généralisation de l’accès à Internet ont permis à ces startups d’émerger et de rafler des pans entiers de l’économie mondiale, sans que personne ne s’y attende, juste par un simple moyen d’observation.

Je veux parler, et bien sûr, les plus sagaces parmi vous auront trouvé avant la fin de cette introduction, des richesses insoupçonnées de l’économie partagée, telles que celles qu’exploitent aujourd’hui des mastodontes comme Uber ou AirBNB : les espaces de logement inutilisés, le temps de voiture inutilisé, etc… En disposant d’un parc mondial, le plus grand qui soit, de logements et de véhicules, ces deux sociétés sont entrées dans nos vies au même titre que des marques comme Coca-Cola ou Nike. Uber est même devenu un nom commun. Et aujourd’hui, nous utilisons leurs services et ceux d’autres compagnies, sans sourciller, et sans même nous rendre compte que leur seule valeur tient à leur capacité inégalée à extirper de notre environnement commun des espaces ou des moyens productifs dont la valeur sans le numérique étaient trop faibles, mais qui, par la grâce de la mise en réseau, se sont transformés en or.

L’économie partagée, quelles opportunités en B2B ?

Reproduire ces modèles est bien tentant, mais tout entrepreneur censé se dirait aujourd’hui qu’il est presque trop tard, que ces startups se sont déjà emparées de tous les marché, et qu’il ne resterait plus que les miettes.

Les miettes ?

Peut-être pas…

Peut-être, qu’en réalité, il existe encore beaucoup de ces ressources qui n’attendent que d’être détectées et exploitées pour le bénéfice de… sociétés… car oui, et c’est bien là le sujet de mon article, il semblerait qu’une seconde vague de l’économie de partage soit en train de gonfler et de tout emporter, mais dans le secteur du B2B, et non plus du B2C.

Vers une nouvelle vague

Un article passionnant de Fast Company (The sharing economy’s next target: Business-to-business), que je viens de découvrir, fait entrevoir d’innombrables possibilités : entrepôts sous exploités (30% aux Etats-Unis, 50% en Asie), brevets non utilisés (1milliars de dollars chaque années aux Etats-Unis), non mise en commun de moyen de transports, de productions, etc… la liste est longue et les ressources nombreuses.

Et apparemment, tout est prêt pour le grand rush. Aux Etats-Unis, le nombre de startups qui se lancent sur ce nouvel Eldorado est significatif et on en trouve dans tous les domaines (je vous cite Fast Company) :

Intéressant, non ?

Un marché à plusieurs centaines de milliards de dollars

Bon d’accord, le modèle économique n’est pas nouveau, et certaines entreprises se sont déjà lancées en France. Néanmoins, ne niez pas que nous sommes à l’aube d’un nouveau mouvement sur lequel des opportunités et des places restent à prendre. D’autant que les modèles existent et qu’il n’y a pas à les réinventer ! Il suffit de suivre la voie que nous adresse toutes ces sociétés américaines (et encore, je ne me suis pas penché sur le marché chinois qui doit aussi recéler de belles pépites).

Fast Company estime que ce marché vaudra plusieurs centaines de milliards de dollars rien qu’aux Etats-Unis (et passera de 13 milliards de dollars à plus de 335 milliards en 2025 pour le B2C). Quid de l’Europe ? De la France ? A nous de le découvrir en nous mettant en action ! Une chose est certaine : il faudra aller vite, car l’économie de partage supporte difficilement la concurrence, et il n’y a aura pas beaucoup de vainqueurs 🙂

Excellente journée !

Photo par Mathieu Stern

One Comment

  1. […] C’est ce que révèle un article fort intéressant de Wired qui montre que cette tendance, encore non affirmée, est bel et bien à l’oeuvre au pays de l’Oncle Sam. Tendance qui pourrait créer de nouvaux gisements de création de valeur, un peu comme je l’avais suggéré dans mon article : Une nouvelle vague B2B qui pourrait faire des émules. […]

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